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Guide par support — bobines de film

Numériser ses bobines Super 8 et 8 mm : le guide

Une boîte de bobines retrouvée dans un placard pose toujours les mêmes questions : quel format, quelle durée, dans quel état, et que peut-on encore en tirer ? Voici de quoi y voir clair avant de faire la route jusqu'au studio de Saint-Juéry.

En bref

Les films de famille tournés entre les années 1930 et 1980 existent en trois formats principaux en France : le 9,5 mm Pathé, le 8 mm dit « Double 8 » et le Super 8. Tous trois se numérisent image par image, c'est-à-dire en photographiant chaque photogramme séparément plutôt qu'en filmant un écran de projection. Le studio Franck G Photographie, à Saint-Juéry (à environ 6 km d'Albi), traite les bobines de 15 à 240 mètres, muettes ou sonores, et restitue les bobines d'origine avec les fichiers.

Formats traités
Super 8 · 8 mm (Double 8) · 9,5 mm Pathé
Bobines
De 15 m à 240 m, muettes ou à piste sonore magnétique
Méthode
Image par image — chaque photogramme est numérisé individuellement
Fichiers livrés
MP4, lisibles sur téléviseur, ordinateur, tablette et téléphone
Restitution
Clé USB, votre disque dur externe, DVD ou lien de téléchargement
Vos bobines
Rendues systématiquement, avec leurs boîtes
23 avenue Germain Téqui, 81160 Saint-Juéry — sans rendez-vous, du lundi au vendredi

Les trois formats que l'on trouve en France

Super 8

À partir de 1965. Petites perforations rectangulaires sur un bord, grande image. Cartouche plastique à l'achat, bobine à la projection. C'est le format le plus courant des films de famille des années 1970.

8 mm (Double 8)

Des années 1930 aux années 1960. Même largeur que le Super 8, mais grandes perforations et image nettement plus petite. Le film était tourné sur du 16 mm exposé deux fois puis refendu — d'où son nom.

9,5 mm Pathé

Des années 1920 aux années 1950. Reconnaissable instantanément : une seule perforation, au centre du film, entre les images. Format français, très présent dans les familles d'avant-guerre.

16 mm

Plus large, avec perforations sur un bord ou les deux. Plutôt semi-professionnel, mais on en trouve dans les familles pour les grandes occasions. Signalez-le au dépôt.

Estimer ce que représente votre boîte

La question revient à chaque dépôt : « combien de temps de film ai-je là-dedans ? » La réponse tient à la longueur des bobines, pas à leur nombre. Voici les ordres de grandeur usuels, pour du Super 8 projeté à 18 images par seconde.

Une bobine de 15 mètres — le petit disque de 7,5 cm de diamètre, de loin le plus répandu — contient environ 3 à 4 minutes. Une bobine de 60 mètres approche le quart d'heure. Une bobine de 120 mètres tourne autour de la demi-heure, et une grande bobine de 240 mètres avoisine l'heure.

Autrement dit, une boîte à chaussures pleine de petites bobines représente souvent bien moins de film qu'on ne l'imagine — une heure ou deux au total. C'est une bonne nouvelle pour le budget, et cela explique qu'il vaut mieux tout apporter d'un coup.

Les quatre choses à vérifier avant de venir

1. L'odeur

Ouvrez la boîte et sentez. Une odeur piquante de vinaigre signale la décomposition du support acétate. C'est le problème le plus sérieux et le plus urgent, parce qu'il s'auto-entretient et contamine les bobines voisines. Isolez la bobine concernée dans un sac séparé.

2. La planéité

Regardez la tranche de la bobine enroulée. Si elle est bombée, ondulée ou si les spires ne sont plus parallèles, le film s'est rétracté. Il reste souvent numérisable, mais il demande d'être manipulé avec précaution.

3. Le voile blanc

Un dépôt blanchâtre ou poudreux indique des moisissures. Elles se traitent, mais comme pour les cassettes, elles se propagent : séparez la bobine du reste.

4. Les amorces

Le bout de film transparent ou coloré au début de la bobine est l'amorce. Si elle manque ou si elle est cassée net, ce n'est pas grave — c'est même fréquent. Ne tentez pas de la recoller.

Dans tous les cas : ne déroulez pas le film pour « voir ce qu'il y a dessus ». Un film ancien se raye au moindre frottement, et les traces de doigts sur l'émulsion sont définitives. Le contrôle se fait au studio, sur table, gratuitement.

Pourquoi image par image, et pas par projection

Il existe deux façons de numériser un film. La première consiste à le projeter sur un écran et à filmer l'écran. C'est rapide et peu coûteux, mais le résultat porte toujours les mêmes défauts : un scintillement dû à la différence entre la cadence du projecteur et celle de la caméra, un point chaud au centre de l'image, des bords assombris, et une perte importante de contraste dans les zones sombres.

La seconde méthode fait défiler le film lentement et capture chaque photogramme séparément, en lumière froide et diffuse. Il n'y a plus de scintillement, l'éclairage est uniforme d'un bord à l'autre, et la pellicule n'est jamais exposée à la chaleur d'une lampe de projection — un point qui compte beaucoup sur un film déjà rétracté ou cassant.

C'est la méthode utilisée au studio. Elle est plus lente, mais c'est la seule qui rende justice à ce que la pellicule contient réellement — et le grain d'un Super 8 bien numérisé surprend souvent ceux qui n'avaient vu leurs films qu'au projecteur.

Questions fréquentes

Ce que l'on demande le plus souvent à propos des bobines

Comment distinguer le Super 8 du 8 mm classique ?

Les deux films font exactement 8 mm de large, mais les perforations les séparent au premier coup d'œil. Sur le 8 mm classique, dit Double 8, les perforations sont grandes et l'image est petite. Sur le Super 8, les perforations sont nettement plus petites, ce qui libère une image environ 50 % plus grande — donc une meilleure définition une fois numérisée. Le Super 8 apparaît en 1965 : une bobine antérieure à cette date est forcément du Double 8 ou du 9,5 mm.

Qu'est-ce que le 9,5 mm Pathé ?

Un format français, lancé dans les années 1920 et très répandu dans les familles jusqu'aux années 1950. Il se reconnaît immédiatement : la perforation est unique et se trouve au milieu du film, entre les images, alors que tous les autres formats ont leurs perforations sur le bord. C'est souvent le format des bobines les plus anciennes d'une famille, et il se numérise.

Combien de temps de film y a-t-il sur une bobine ?

Cela dépend de la longueur, pas du diamètre apparent. En Super 8 projeté à 18 images par seconde, une bobine de 15 mètres — la petite, la plus courante — représente environ 3 à 4 minutes. Une bobine de 60 mètres tourne autour d'un quart d'heure, une de 120 mètres autour d'une demi-heure, et une grande bobine de 240 mètres approche l'heure. C'est pourquoi une boîte de vingt petites bobines représente souvent moins d'une heure de film au total.

Mon film sent le vinaigre, est-ce grave ?

C'est un signal à ne pas ignorer. Cette odeur caractéristique est le syndrome du vinaigre : le support acétate du film se décompose, en libérant de l'acide acétique. Le processus s'accélère tout seul et se propage aux bobines rangées à côté. Le film se rétracte, gondole et finit par devenir impossible à faire défiler correctement. Une bobine à ce stade est numérisable tant qu'elle défile encore — mais c'est une course contre la montre, et il faut l'isoler des autres dès maintenant.

Filmer l'écran avec mon téléphone, est-ce que ça suffirait ?

C'est possible, mais le résultat est très inférieur et abîme le film. La projection expose la pellicule à une lampe chaude et à un entraînement brutal ; un film fragile peut y casser. Surtout, la différence entre la cadence du projecteur et celle de la caméra produit un scintillement et des bandes qui gâchent l'image. La numérisation image par image évite les deux problèmes : le film défile lentement, sans lampe chaude, et chaque photogramme est capturé isolément.

Mes films ont-ils du son ?

Rarement, et cela se vérifie facilement. Le Super 8 sonore porte une fine bande magnétique brune ou dorée le long d'un bord du film, ajoutée après coup. Si vos bobines n'en ont pas — c'est le cas de la grande majorité des films de famille — elles sont muettes d'origine, et aucun son n'a jamais été enregistré. Précisez-le au dépôt si vous constatez la présence d'une piste.

Les collures de mes bobines lâchent, faut-il les réparer avant ?

Surtout pas : les adhésifs de bureau laissent des résidus qui encrassent le matériel et peuvent marquer le film définitivement. Les collures d'origine, faites au ruban ou à la colle, sèchent et cèdent avec le temps — c'est normal sur un montage de cinquante ans. Elles sont reprises au studio avant numérisation. Apportez le film tel quel, même en plusieurs morceaux.

Passer au studio

Apportez la boîte entière, on l'ouvre ensemble

Il n'est pas nécessaire d'identifier les formats ni de dérouler quoi que ce soit : manipuler un vieux film sans précaution est le meilleur moyen de l'abîmer. L'identification et le diagnostic sont gratuits au studio, et le prix vous est annoncé avant tout travail.

07 57 81 36 40

Studio Franck G Photographie
23 avenue Germain Téqui
81160 Saint-Juéry (Tarn)

Itinéraire vers le studio

Dépôt sans rendez-vous du lundi au vendredi. Parking devant le studio, accès de plain-pied.